juridique Mise en place de la justice de proximité Fin 2020, le Premier ministre d’alors, Jean Castex et le garde des Sceaux, Éric Dupond- Moretti ont souhaité redéfinir et concrétiser la « justice de proximité » afin d’accélérer et mieux traiter les petites infractions et incivilités du quotidien. Contexte et ambition « Faire évoluer l’action publique et notamment l’autorité judiciaire afin de rendre une justice plus accessible, plus lisible et plus efficace » tel était le credo du gouvernement en lançant sa politique de justice de proximité qui visait tout particulièrement la petite délinquance (trafics, rodéos urbains, dégradations, insultes, etc.). Des incivilités qui, selon le garde des Sceaux, altèrent le quotidien des Français et auquel il souhaitait donner une réponse et une sanction immédiate. À cet effet, le ministre dévoilait en 2021 son plan d’action pour la mise en oeuvre d’une justice plus rapide et plus efficace à travers une feuille de route qui prévoyait notamment une hausse des moyens humains et financiers, des mesures novatrices en matière civile et une refonte de la procédure pénale. Une justice plus proche du citoyen… et de l’infraction Par justice de proximité, on entend la proximité géographique, avec une justice rendue au plus près des infractions commises et une proximité temporelle dans la rapidité du jugement rendu. Pour mettre en oeuvre cette politique de traitement rapide et efficace de la délinquance avec la même rapidité et efficacité que les grands délits, des moyens exceptionnels ont été prévus : plus de 1 000 emplois dans les juridictions, près de 1 000 délégués du procureur supplémentaires, un budget
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