plus longs et l’offre en transports en commun plus rare. Le recours à la voiture est largement dominant avec quatre déplacements sur cinq. On note également que 66% des habitants de communes rurales jugent encore insuffisante l’offre en transports et seuls 17% disent pouvoir choisir entre plusieurs modes de mobilité selon une étude de l’Ademe. Un maillage du territoire encore inégalitaire Le recours aux mobilités douces reste plus significatif en zone urbaine, et dans les villes de plus de 20 000 habitants et les grandes agglomérations. En ruralité, les longues distances à parcourir par les habitants restreignent l’usage des mobilités douces comme le vélo ou la trottinette et la voiture constitue encore souvent le principal mode de déplacement. Pourtant, les collectivités s’emploient à corriger cette « fracture » à travers l’aménagement d’aires de covoiturage aux abords des routes fréquentées, les réflexions autour de l’intermodalité (connexion entre différents modes de transport) en mettant en place des parkings sécurisés, sans oublier… les politiques autour du… vélo. Le boom des vélos à assistance électrique (VAE) a attiré une nouvelle catégorie de population, plus âgée et/ou moins portée sur l’activité physique, vers la pratique quotidienne du vélo. Le VAE constitue, plus que le vélo classique, une alternative à la voiture, 71% de ses usagers utilisaient auparavant la voiture (contre 16% depuis le vélo classique). Le vélo reste donc en milieu rural et périurbain un bon mode de déplacement, lorsque les aménagements existent : pistes CLIMATS n°107 octobre 2024 // 3
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